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Le TER en Lorraine

 

Depuis décembre 2005 le TER est encore plus attractif, plus fréquent, bien moins cher et progressivement plus confortable. Il y a maintenant un train toutes les 20 minutes en heure de pointe sur le sillon mosellan. En 2007, ce trajet sera entièrement équipé de rames climatisées à 2 niveaux.

Dès le Débat Public de 1999 sur l’A32, AGIRR a étendu son champ d’action en direction des alternatives au tout routier et demandait un TER exploité avec des fréquences rapprochées à un train toute les dix minutes.

Nous avons maintenant la possibilité d’intervenir dans le domaine du TER en tant qu’association d’usagers des transports,
- au Conseil Régional au sein des comités de partenaires et de desserte
- et auprès de la SNCF pour la certification des lignes TER.

La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) de 2000 a voulu que les associations d’usagers soient présentes au Comité des Partenaires prévu pour accompagner la régionalisation des transports ferrés instaurée en 2002. Nous participons également aux deux comités de desserte, Sillon Mosellan et Pays-Haut.

Ainsi, au Conseil Régional, nous avons pu suivre l’évolution de la prise en compte des T.E.R. avec le renouvellement du matériel roulant par l’achat de voitures à double étages, ou la modernisation des matériels existants. La convention SNCF-Région place l’usager au centre du dispositif et nous avons vu se mettre en place une reconquête de la clientèle.

Réseau Ferré de France reste le point faible de cette réorganisation : l’état des réseaux, dans certains secteurs, oblige à une limitation des vitesses alors que le matériel neuf permettrait justement une vitesse accrue. Les difficultés de l’Etat rejaillissent également sur le financement des rénovations des gares dont le programme est ralenti par rapport aux prévisions. La Région s’implique cependant fortement dans ce domaine en tenant compte des vœux des associations. Ainsi au cours des rénovations de gares, une attention particulière sera portée à des espaces parkings réservés aux abonnés TER et aux garages à vélos couverts et sécurisés. Ce dernier bon point revient particulièrement à notre association grâce au travail très concret de notre « Monsieur vélo ».

Les gares sont des points clés de l’intermodalité, c’est-à-dire de la facilitation du passage d’un mode de déplacement à un autre avec un délai court et la plus grande commodité possible.

Nous avons été invités par la SNCF, fin 2004, à participer à l’élaboration du niveau d’exigence pour la qualité de la ligne TER NANCY-METZ aux côtés d’autres représentants des usagers, AUT Lorraine, ADV-CLCV, Auterlor et de la Région. Après maintes réunions, nous avons pu voir aboutir certaines de nos demandes pour un train plus convivial et plus ponctuel, 1ère exigence des voyageurs. Sous l’impulsion du Conseil Régional, dans un avenir proche, la SNCF étendra cette démarche de certification à toutes les lignes TER lorraines.

L’association AGIRR FNAUT Lorraine participe donc très activement à l’amélioration des liaisons ferrées TER pour les voyageurs. Il reste une marge de progrès concernant l’intermodalité pour laquelle la concertation avec les autres autorités organisatrices de transport est capitale : villes, départements.

Au delà de ce premier niveau d’exigence, d’autres possibilités de valoriser les réseaux ferrés existants sont inexploitées et permettraient également de transférer des déplacements de la route (A 31) vers le rail :
- utilisation de voies Augny - Metz ou Moulins les Metz - Metz pour les déplacements urbains (voir notre analyse du PDU de l’agglomération messine)
- réouverture de la ligne Fontoy-Audun le Tiche pour amener les frontaliers à la zone en expansion de Belval au Luxembourg.

Ainsi si les diverses autorités mettaient en pratique le discours sur le développement durable, elles s’attacheraient à bien d’autres projets que celui de l’autoroute A32.
Publié le lundi 2 janvier 2006.
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