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Communiqué de l’Entente Lorraine

L’autoroute A32, contraire à l’Aménagement du Territoire

 
Cinq associations réunies au sein de l’Entente Lorraine, et avec l’appui de la FNAUT - Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports - rencontrent un membre du Cabinet de deux Ministères.

A l’occasion de la venue du Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire, M. Sarkozy, l’Entente Lorraine a rencontré un membre de son cabinet. Auparavant, lundi 24 octobre, elle avait déjà rencontré le conseiller technique de M. Perben venu inaugurer le pont sur la Moselle de la LGV.

L’Entente Lorraine a rappelé à chacun des deux interlocuteurs des constatations anciennes confirmées par une étude récente sur l’ A 31 :
- d’autres autoroutes en France connaissent des situations bien plus chargées que l’A31. Cette autoroute est maintenant moitié moins dangereuse que celles de sa catégorie et les associations approuvent les limitations de vitesse instaurées sur l’A 31.
- le transit occupe une part mineure sur l’A 31 ne justifiant pas une nouvelle autoroute.

Le trafic inter-urbain et même urbain est largement prépondérant dont une grande part, les déplacements domicile-travail, peut être prise en charge par les transports en commun. Les facteurs, qui justifieraient un nouveau Débat Public et en tout cas l’abandon du projet d’autoroute A32, ont été soulignés :
- l’accroissement du trafic sur A 31 connaît un ralentissement ;
- l’offre de transport ferroviaire s’est fortement développée et de manière efficace pour les voyageurs et les marchandises et va encore s’améliorer ;
- le cours du pétrole s’envole et les gens roulent moins ;
- le changement climatique est de plus en plus menaçant, la maîtrise des flux routiers est un levier puissant pour le limiter et le Président de la République a conscience de ces enjeux.

L’Entente lorraine a préconisé les solutions suivantes :
- Péage pour les camions sur A 31
- Pas de mise à disposition par l’Etat, de nouvelles routes qui en fait servent à la desserte des agglomérations. L’A 32 est née en grande partie de la demande des villes qui n’assument pas leurs responsabilités en présentant des Plans de Déplacements Urbains peu ambitieux pour les transports en communs. Ces agglomérations rejettent ainsi à leur périphérie un trafic routier supplémentaire.
- Elaboration d’une politique d’Aménagement du Territoire qui prenne en compte le coût réel des transports pour la société et l’environnement.

Les étapes du projet A 32

De l’entretien avec le Cabinet du Ministre des Transports il ressort qu’associations, élus et population devront s’exprimer largement au cours de l’Enquête Publique. L’A32 ne franchirait peut-être pas l’étape de la concrétisation ; à une échéance de 5 ans, si les trafics attendus sur cette nouvelle autoroute sont jugés faibles, aucune société privée ne se présenterait pour la construire. D’ici-là, le Débat Public sur la portion Toul-Lunéville sera mis à profit par les associations de l’Entente lorraine pour rappeler le lien de cette portion avec A 32 et les autres incohérences de fond du dossier.

Les deux entretiens on été marqués par une écoute attentive. Le second sur le thème de l’Aménagement du Territoire sera même poursuivi prochainement à Paris.

Les associations suivantes de l’Entente Lorraine ont préparé et/ou assisté à ces deux audiences :
- APECV VERNY Marie-Paule Seghi
- ATPCV CHAUDENEY/MOSELLE Françis Moreel
- Défense du Patrimoine et du Cadre de Vie Rural TREMERY
- pour la FNAUT Jean-Paul Jacquot vice-Président

Publié le lundi 2 janvier 2006.
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