Logo Agirr

Dix ans de flamme sans faille

 

Les présidents et le comité

En effet le 5 décembre 1995, l’association AGIRR fut fondée grâce à l’étincelle de Guy de Moroque Slucky, en réaction au manque de transparence des premières études du projet d’autoroute alors nommé A 31bis.

Ce fut une période bouillonnante : Guy de Moroque rappelle les 53 entretiens et réunions publiques menés en 6 mois. Recherche, analyse et diffusion d‘information sur le projet A 32 sont depuis une constante de l’action de l’association.

1999 a été marqué par le flamboyant moment de démocratie du Débat Public sur le projet A 32, alimenté par les contributions de l’association AGIRR, déjà enrichie des apports de sa Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports. Les ramifications du problème local de projet A 32 étaient déjà évidentes ; AGIRR a orienté la réunion spécialement organisée pour les associations par la Commission Particulière du Débat Public sur les Plans de Déplacements Urbains du sillon lorrain. En effet le projet A 32 est né des difficultés constatées ou redoutées sur A 31. Or sur cette autoroute le trafic est local à plus de 80 %. C’est en Lorraine et plus particulièrement dans les villes que se trouve la solution majeure.

Le Débat Public a aussi montré la forte attente de l’opinion pour le ferroutage et une réunion spéciale a été organisée par la CNDP a Longwy. Nous en voyons les fruits aujourd’hui avec le développement de Modalohr sur Bettembourg - Perpignan.

En 2000, le flambeau est passé naturellement de Guy de Moroque à Christian PETIT, membre fondateur et vice-Président depuis 1995. Le comité fondateur s’enrichit alors de membres issus d’associations plus locales mobilisées sur l’A 32. Les agréments de Protection de l’Environnement et d’Intérêt Général en 2001 et 2002 ont conforté la notoriété acquise au cours du Débat Public. AGIRR est devenue force de proposition dans le domaine des transports alternatifs à la route : transports urbains, TER Métrolor, transport de marchandises par le rail...

En 2002 Jean-Paul Jacquot, déjà membre du Conseil National de la FNAUT succède à Christian Petit. Jean-Paul Jacquot a largement contribué à la naissance de la fédération régionale FNAUT Lorraine. Grâce à ses qualités personnelles alliées à l’expertise de la FNAUT, l’ensemble du comité et le réseau des relais de l’association bénéficie de références solides dans le domaine des transports. Après l’embellie en 2001 des « Schémas de services collectifs de transports » où il n’est pas question d’autoroute nouvelle à péage, est venu l’éteignoir du rapport de l’ingénieur François Lepingle. Celui-ci a proposé en 2003 le tracé pour l’A32, étudié de par la volonté de l’Etat à partir de ce moment, malgré l’opposition et le refus de coopération des communes qui seraient traversées.

L’assemblée Générale de mars 2005 accueille trois nouveaux membres au comité. Martine Wagner, secrétaire générale, succède à Jean-Paul Jacquot qui reste actif au sein d’AGIRR et de plus en plus absorbé par ses fonctions nationales et européennes à la FNAUT.

Sans l’étincelle de 1995 et la forte mobilisation de la population et des élus locaux, l’A 32 aurait déjà tracé son sillon d’après les premiers calendriers d’études.
- La raréfaction du pétrole, son prix qui va s’élever inexorablement,
- le changement climatique, conséquence de l’utilisation non raisonnée du pétrole, et donc du mode routier, sont les nouveaux leviers qui peuvent confirmer l’inutilité de l’A32.

Le lancement du ferroutage, l’action volontaire pour le développement du TER du Conseil Régional, où AGIRR est représentée au sein du Comité des Partenaires donnent raison à l’association.

AGIRR est bien armée pour la lutte contre l’A32 et le développement des alternatives à la route. Elle a l’appui de l’opinion publique.

Un nouveau cycle de réunions publiques est entrepris.

Publié le dimanche 5 février 2006.
Signatures: 0
Répondre à cet article

Date Nom Message