Logo Agirr

Parc à vélos de la gare de Lunéville

 
De tels parcs visent à faciliter la vie de ceux utilisent le vélo pour se rendre à la gare, en sécurisant le garage du vélo pendant l’absence du propriétaire. Eric, qui s’est rendu à Lunéville pour en visiter un, nous explique le mode de fonctionnement.

Le 23/11/2004, la visite a été effectuée sous le conduite de M Gilbert Bigorne, gestionnaire du Parc.

L’impulsion de “Lunéville à vélo” (M Vernus), efficacement relayée par la Municipalité de Lunéville, et notamment M. Dehlinger, adjoint au Maire, a permis la création de ce parc à vélos. Les trois personnes citées sont cyclistes, ce qui est un facteur de motivation et de réalisme.

Le parc à vélos de Lunéville

Le parc se compose d’un enclos couvert carré de 6 m de côté équipé de 12 arceaux et accessible par 2 portes à badge, l’une côté “voies ferrées”, rendue infranchissable aux vélos par des barrières, et l’autre, plus large, côté “rue”. La SNCF a mis gratuitement à disposition le site d’implantation, mais c’est la commune qui a tout pris en charge. Une grille côté rue et une marquise faisant office de toit préexistaient et un des murs de la gare forme un des côtés. Il a donc été nécessaire d’installer sur 2 côtés un grillage de 12 m linéaire (3 050 € HT), les 2 portes à badge (3 360 € HT) et les 12 arceaux (2 260 € HT) le tout assuré par un prestataire unique. Le coût total est de 8 870 € HT financés par la Ville de Lunéville.

La prestation est gratuite. Chaque abonné reçoit, moyennant une caution de 20 €, un badge individuel, et doit payer 15 € de refabrication en cas de perte. Cette solution a été choisie car les badges ne sont pas duplicables et permettent une mémorisation nominative des accès, ce dont les abonnés sont informés dans un but de responsabilisation. Par ailleurs, la Commune dispose d’une clé pour pallier toute défaillance du système. Le parc est accessible 24h sur 24h, il n’y a pas de verouillage complet la nuit, notamment pour éviter à un employé de se déplacer pour fermer et ouvrir.

Les abonnés sont à 80 % des scolaires ou étudiants et à 20 % des travailleurs. Certains habitent Lunéville ou proche environ (6 km maxi) et d’autres y étudient ou y travaillent. On a pu, alors qu’il y a 22 places (un peu plus quand des gens se regroupent ensemble), accepter 40 abonnés sans souffrir de saturation. Après la mise en place en Juin 2003, le succès a été rapide. Actuellement, 6 ou 7 demandeurs sont sur la liste d’attente.

Le contrat précise que toute sous-utilisation chronique entraîne sa résiliation. En outre, la Ville décline toute responsabilité en cas de vol ou de dégradation. Personne ne s’est plaint de dommage ou de vol d’accessoire, mais on a déploré le vol de 2 vélos, en plein jour, très probablement car un usager avait mal refermé la porte (un panneau insiste désormais sur cet aspect !). A part cela, il y a une totale satisfaction des usagers cyclistes, mais quelques utilisateurs de 2 roues motorisés regrettent de ne pas y être admis, ce qui est un choix des élus.

Le coût, pour la Ville, de la gestion et de l’entretien est très faible. M Bigorne estime cette charge à moins de 1h par mois, un peu plus en début et en fin d’année scolaire.

Publié le mardi 4 avril 2006.
Signatures: 0
Répondre à cet article

Forum

Date Nom Message