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DESSERTE DU FUTUR POLE D’ACTIVITE DE BELVAL A LA FRONTIERE LUXEMBOURGEOISE.

 
La grande zone de Belval prévoit environ 15000 emplois. Quel mode de transport sera priviligié pour accéder au site ?

L’aménagement d’une nouvelle route évaluée à 30 millions € engendrera des nuisances qu’elle suppose résoudre. Alors que pour 10 millions € seulement on peut remettre en service une voie ferrée existante de 22 kms entre Fontoy et Audun le Tiche se trouvant justement dans l’axe de déplacement des frontaliers. Or cette voie ferrée est menacée de déclassement car en 2 endroits elle serait empruntée par la nouvelle route. Deux ponts routiers permettraient de préserver la voie ferrée. AGIRR avec l’appui de sa Fédération Nationale FNAUT mettra tout en œuvre pour éviter le déclassement de la voie ferrée.

La grande zone de Belval prévoit environ 15000 emplois. On peut imaginer qu’un grand nombre de ces emplois seront occupés par des frontaliers français, qui viendront engorger la route en projet et l’A31 pour ceux qui viendront de plus loin. La remise en service de la voie ferrée permettrait de cristalliser le développement côté français aux points d’arrêts du train ou du tram-train. Au contraire une nouvelle route engendre habituellement un développement très diffus où seule la voiture particulière peut ensuite être efficace pour les déplacements. Le cercle vicieux de la pollution , du bruit, du gaspillage du pétrole et de l’effet de serre sont entretenus par ce type de choix entre le rail et la route.

Ce projet routier nous apparaît donc comme le bon exemple de mauvaise gestion des transports ; en effet la dynamisation d’une voie ferrée conviendrait à un coût raisonnable aux transfrontaliers tout en respectant les conditions du développement durable.

Au delà du cas de Belval, on peut s’interroger sur ce qui est fait en Lorraine des nombreuses friches industrielles et militaires pouvant être réutilisées pour des zones d’activités ou d’habitation nouvelles. Un atout de ces friches est d’être bien souvent irriguées par le rail pouvant maintenant servir pour transporter les personnes et les marchandises. Elles doivent bénéficier d’une priorité par rapport aux projets de nouvelles zones d’activité qui ne sont desservies que par la route.

Il y a en Lorraine un véritable paradoxe entre les discours de M. le président de la République et les choix de certains élus lorrains ainsi que de M. le préfet en ce qui concerne les accords de Kyoto.

Un site extérieur montre des photos de la ligne.

Vous trouverez ci-joint la carte du tracé de la ligne et du projet de la route.

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La carte de la ligne
Publié le mercredi 21 décembre 2005.
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