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2012 : l’A32 renaît de ses cendres

 

Il aura suffi d’un préfet obligé de voyager debout dans le TER entre Metz et Luxembourg pour voir le représentant de l’Etat remettre l’A31 bis sur les rails.

Le dossier de nouvelle autoroute refait surface à un moment où le prix du carburant plombe lourdement le budget des ménages et que rien ne peut laisser penser qu’il en sera autrement pas dans les années à venir.

Il est donc difficile de comprendre pourquoi l’Etat continue à défendre des solutions anachroniques et qui oublient de préparer un véritable avenir à la Lorraine. Les sommes envisagées (1,4 milliard d’euros) seraient beaucoup plus utiles et efficaces sur le développement des transports alternatifs à la voiture comme le covoiturage, le transport ferroviaire avec le cadencement des TER, des rames plus longues…

Le Préfet a testé le TER bondé dans le sillon mosellan (cf Le Républicain Lorrain du 16-10-2012), et en conclut dans une logique imparable : il faut plus de moyens pour les voitures. Le bon sens, qui ne semble pas unanimement partagé, aurait suggéré d’améliorer l’offre de trains.

Dans ce contexte, AGIRR regrette que l’Etat ne s’oppose pas au démantèlement de la ligne ferroviaire Fontoy-Audun, qui aboutit à Esch-Belval, le pôle économique de demain au Grand-Duché. Et cela au profit d’un projet routier inefficace : on attendrait plutôt un engagement de remise en service de cette autre pénétrante ferroviaire tournée opportunément vers le futur poumon économique du Luxembourg.

Publié le samedi 24 novembre 2012.
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