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La gare d’interconnexion TGV - TER

une nécessité pour un développement équilibré de la Lorraine
 
En connectant directement les TGV aux TER du sillon lorrain, cela permet de mettre la plupart des gares de Lorraine et Luxembourg en correspondance directe avec toutes les métropoles de province et l’aéroport de Roissy. Actuellement, seules Metz et Nancy bénéficient de cette connexion directe via des navettes routières.

Un projet écologique

Vandières doit permettre à tous les lorrains de pouvoir se rendre en train à la gare connectée à l’ensemble du territoire national et international. Aujourd’hui les lorrains ont le choix entre un parking cher ou se faire amener par un proche. Demain, ils pourront utiliser un moyen de transport écologique, efficace et peu cher. La solution du train pour les longs déplacements sera encore plus attractive.

Important : cela permettrait de ne plus assurer de dessertes spécifiques de Louvigny – et donc s’interroger en permanence sur leur coût et leur rentabilité. Seul un point de correspondance au croisement de la ligne TER permet cela.

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Interconnexion
Schéma d’interconnexion TGV-TER à Vandières

C’est un investissement pour l’avenir. Dans 100 ans, la gare sera encore là. Nous nous devons de préparer l’avenir dans lequel les ressources en pétrole seront rares et dans lequel nous devons limiter les émissions de gaz carbonique. Les transports ferroviaires y auront toute leur place.

Un projet bon pour l’économie lorraine

Travaux étant le pluriel de travail, l’argent investit dans la gare d’interconnexion permettra aux entreprises lorraines de développer leur activité. Le projet est donc bon pour l’emploi.

Les fausses informations

Devant une série d’arguments mensongers répétés à outrance ces derniers jours, AGIRR se doit de présenter un correctif.

Argument financier : « ça coûte cher » ?

En effet, la construction coûte 120 M€. Le fond du problème est le sous-entendu : « ça va coûter cher à nous, pauvres contribuables vampirisés par le fisc ».

C’est de l’INTOX !

D’où provient l’argent, alors ? C’est un budget créé de toutes pièces par un montage financier assez compliqué, mais à la base, cet argent est pêché provient d’une taxe existante sur le pétrole existante depuis 2011 en Lorraine partie de la baisse des prix du pétrole par le biais des taxes (TICPE). Ce budget est donc entièrement cloisonné du budget de l’Etat et de nos impôts.

Mais ne pourrait-on pas « mieux » utiliser cet argent ?

1) Là ça nous renvoie à la question de base. Mieux qu’une gare d’interconnection TGV -TER comme Vandières ? Subjectif comme exercice ; en attendant on n’a toujours pas su contester l’intérêt de ce site. Le projet a été reconnu d’utilité publique en 2011.

2) Et de toute façon non. Le budget est réservé par le gouvernement sur ce projet spécifique. Si le projet ne se réalise pas, l’argent de cette taxe sera perdu pour la Lorraine et ses entreprises.

Si on fait la gare d’interconnexion TGV – TER, est-ce que des TGV Paris - Metz et Paris - Nancy ne risquent pas d’être supprimés ?

Sous-entendu remplacés par des correspondances à Vandières sur des trains Strasbourg - Paris.

1) Il faudrait que ces TGV Paris – Strasbourg aient la place d’accueillir l’équivalent d’un TGV Nancy – Paris ET un TGV Metz – Paris. Même partiellement remplis, il faudrait ajouter des rames supplémentaires, qui circuleraient à vide entre Strasbourg et Vandières. Il est plus rentable de faire des trains directs remplis du début à la fin du parcours. Enfin, cela dégraderait également les TGV Paris – Strasbourg, en créant un arrêt.

2) Actuellement la tendance est inverse. Jusqu’à présent, le nombre de Paris – Nancy et Paris – Metz a dû être revu à la hausse pour faire face à des surcharges la première année. A l’inverse, 6 arrêts ont été supprimés à la gare provisoire de Louvigny, faute de trafic suffisant.

3) Si le trafic des Paris – Metz et Paris – Nancy venait à baisser (il n’y a aucune raison), la SNCF supprimerait probablement des TGV. Avec ou sans gare d’interconnexion à Vandières. Les débats sont donc bien indépendants.

4) S’agissant de la desserte des Vosges, où la question pourrait se poser, si des TGV devaient être remplacés par une correspondance par TER, celle-ci se ferait non pas à Vandières, mais à Nancy. AGIRR et la FNAUT défendent le maintien des TGV de Remiremont et St-Dié, mais la localisation de la gare d’interconnexion ne modifie pas la donne.

La gare d’interconnextion de Vandières est peu accessible par route ?

Le temps de parcours en voiture depuis l’échangeur de Les Ménils est augmenté de six minutes depuis le Nord, ce qui ne représente pas grand chose sur un voyage de plusieurs heures. Et il n’est pas nécessaire de prévoir une autoroute pour y accéder, le trafic généré n’étant pas à même de saturer les routes actuelles. Au contraire, les voyageurs empruntant la correspondance en train seront autant de véhicules en moins sur les routes d’accès, en particulier sur l’A31.

Quel avenir pour la gare provisoire de Louvigny ?

Plusieurs perspectives :

1) Transformation en gare fret à Grande Vitesse :

Ce qui suppose de développer quelque chose d’inexistant ; la seule expérience de fret sur LGV a été La Poste (qui a tout de même duré plus de 30 ans)… A propos, Louvigny se situe à quelques kilomètres du centre de tri régional… Mais l’idée mérite d’être poussée.

2) Vente au privé, si temps est que quelqu’un y trouve un intérêt.

3) Désarmement autrement dit démontage.

Nota bene : l’investissement réalisé au moment de la mise en place du TGV pour ne pas compromettre de faire la gare d’interconnexion à Vandières ultérieurement est du même ordre financier que celui de la gare provisoire de Louvigny. On peut donc se poser la question inverse et demander pourquoi sacrifier les travaux réalisés à ce moment là !

A noter que souvent, plus encore que le projet lui-même, nombre des opposants décrient surtout le principe de consultation. C’est également le cas de partisans, dont AGIRR.

Pour AGIRR et la Fédération nationale des associations d’usagers des transports de Lorraine (FNAUT), la gare d’interconnexion TGV – TER de Vandières aurait dû être construite dès le départ. Aujourd’hui, rien n’a changé sauf que son financement est bouclé, alors le 1er février 2015, approuvons massivement ce projet dans les urnes !

Publié le mercredi 28 janvier 2015.
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